On a donc pris la route qui descend vers la capitale avec l'intention d'aller a Arkeiss (premier campement du parc national du Banc d' Arguin) seuls, en prenant la piste a droite au Km 230. Au premier troncon, on avait avec nous 2 auto-stoppeurs nomades qu'on raccompagnait dans leur campement. Leur guidage nous a bien aide dans les dunes. Vous auriez du voir la bagnole chauffee a blanc... Ca nous a valu une invition inoubliable sous la tente a boire le lait de chameau, servi par des femmes a la peau bleutee par leur tenue indigo. Ca s'est gate quand on les a quitte: amortisseurs casses; la voiture se retrouve a 5 cm du sol, ensablages a repetition et plus que tous les 2 pour pousser. On a campe 1 nuit sur place, bien loin de notre destination initiale avant de rebrousser chemin, tout penaud le lendemain. On a bien fait car a peine on a rejoint le goudron, l'embrayage nous lache. On poursuit peniblement jusqu'a Nouakchott: 200 Km a 50 Km/h...
La, dilemme: vendre la voiture en l'etat, meme si c'est difficile a croire de la ou vous etes, on a plusieurs propositions d'achat par jour, ou la reparer. Finalement, on s'en sort bien, le mecano nous fait un prix tres correct et du bon travail, une petite soudure sur les conduites hydrauliques de la suspension et un embrayage tout neuf. Notre moral est gonfle a bloc, on s'est bien repose dans cette auberge super sympa ou on dort sous la tente commune, on a rencontre pleins d'autres voyageurs. Le climat est d'une douceur ideale ici, la plage fait 300 Km de long et on y achete le poison directement dans la pirogue du pecheur. Demain, si on recupere le visa pour le Mali, on va partir sur la " route de l'espoir".
Prochaines nouvelles dans 5 a 7 jours de Bamako inch'Allah.
On vous embrasse.
Thomas et Sophie.